Le Routeburn Track, Episode 1.

Dans la foulée, je vais faire un post pour le Routeburn Track.

J’en suis revenu hier, et… Wah… Non, en fait, je dois toujours y être.

Bon, deux jours avant de partir, je vais au DoC (Department of Conservation pour ceux qui ne suivent pas) de Queenstown, histoire de réserver des Huts, sortes d’abris de montagne de luxe (il y a de l’eau et des lits, et des réchauds à gaz), presque indispensables pour marcher le long de la rivière ayant donné son nom à la randonnée, la Routeburn. 110$ pour deux nuits. Mais cette fois, je suis forcé de fermer les yeux sur le prix. La Routeburn, c’est LA randonnée dont je rêve depuis des mois.

Provisions faites pour deux nuits, et trois jours, mon sac et moi partons faire du stop à la sortie de Queenstown. Sur mon chemin est la petite ville de Paradise. Et, lorsque quelqu’un s’arrête, il est presque jouissif de répondre à la question « Hey, where are ya goin’ mate ? » par « To Paradise ! »… Ce quelqu’un conduisait un camion, et, au fil de la conversation, il s’est avéré que c’était un éclairagiste assez renommé dans la région, et qu’il partait avec son matériel dans une forêt, assez loin de là, pour tourner une pub pour Quechua, la marque de sport française. Donc, la pub que vous risquez de voir cette été à la télé française aura été tournée en Nouvelle-Zélande, et l’éclairage aura été réalisé par quelqu’un qui m’a pris en stop. La classe.

Arrivé à un carrefour, l’éclairagiste me dépose un peu au milieu de nulle part. Et encore loin du départ de ma randonnée. Heureusement, il est l’heure pour les trampers d’arriver, et les voitures ne sont pas rares le long des routes terreuses de la région.

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Ça c’est un ciel de Nouvelle-Zélande !

Je me retrouve rapidement au début de la marche, et les paysages incroyables apparaissent presque instantanément. La Routeburn, une rivière de glacier, est plutôt un torrent aux couleurs bleues tantôt profondes, tantôt claires, mais toujours irréelles, et rivalisant avec le ciel.

Un pont suspendu, une montagne nous observe pendant que l'eau court, indifférente...

Un pont suspendu, une montagne nous observe pendant que l’eau court, indifférente…

Vraiment bleue, cette rivière !

Vraiment bleue, cette rivière !

Et on continue, tranquillement, dans la forêt, les herbes rivalisant avec les fougères pour atteindre la lumière du soleil, ce qui m’a d’ailleurs valu la joie de tomber dans un fossé rempli d’herbes de 50cm. Mais rien de grave… Pas cette fois.

La faim commençant à se faire sentir, et mes sandwiches au salami m’appelant aussi fort que leur situation de tranches de pain finement beurrées encerclant quelques rondelles de viande épicée le pouvait, j’essayais, avant d’attaquer la montée vers ma première hut, de me trouver une place où manger. Regard alentour. Une grande plaine bordée par la rivière bleutée. Une plage de rochers. Il est temps de faire un peu de hors piste. Évidemment, ça paraissait trop simple. Entourant la rivière, une sorte de marécage d’eau marron rendait l’accès à ma petite plage impossible. Recherchant quelques minutes, un tronc au-dessus du marais rendait le passage possible. Ce n’est pas stable, mais suffisamment pour moi et mes 10kg sur le dos (oui, je ne sais pas comment j’en suis arrivé à ce poids, sans même prendre un nécessaire de camping…). Finalement, la rivière s’étant avérée impossible à traverser (trop profond pour mes chaussures), mon coin parfait aura été perdu dans les hautes herbes, les pieds dans la Routeburn.

Parfait pour des sandwiches au salami.

Parfait pour des sandwiches au salami.

Mon repas avalé et quelques sandflies tuées, je repars en direction de la Routeburn Falls Hut, ma première destination pour la nuit. Ça grimpe, je n’aime pas ça, d’autant plus qu’on perd la vue sur la vallée. Un bout de bois anormalement taillé, à l’orée de la forêt. Puis un autre, puis un autre, se mêlant en une sorte de maison. J’y suis. Check in à l’arrivée, dans une sorte de grand dortoir rempli de banquettes avec des petits matelas. Rien de bien confortable, mais ce n’est pas non plus du bois.

Je m’enquiers auprès d’un homme regardant la vue magnifique sur la raison du nom de la hut, la Routeburn Falls Hut. Des cascades. Des cascades très sympa, même. Une sorte de crevasse longue de quelques 50 mètres où la Routeburn descend dans un bruit de fracas, créant quelques baignoires naturelles. Tiens, bonne idée, j’ai embarqué mon maillot de bain.

Pour être franc, je ne sais pas pourquoi j’ai plongé. Mais c’est tout de même une sacrée expérience, et vraiment revigorante. Parce que je ne suis pas sur que l’eau dépassait les 10°.

10° n'empêchent pas le sourire !

10° n’empêchent pas le sourire !

En rentrant, je fais la connaissance de Hiroto, un Japonais, et de Daril, un Irlandais. Irlandais à qui j’ai d’ailleurs réussi à faire prendre un petit bain dans les eaux de la chute, même s’il n’y sera pas resté très longtemps.

C’est dans cette ambiance sympa et détendue que ce premier jour se termina, avec des vues sur le magnifique coucher de soleil sur la vallée.

Vue reposante des sommets pour bien finir la journée !

Vue reposante des sommets pour bien finir la journée !

 

C’est en cette nuit au sommet que je finis le premier épisode !

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