L’Abel-Tasman National Park en kayak

By 21 décembre 2012Nouvelle-Zélande, Randonnée

Le hasard est une chose étrange, et étonnante.

Quittant la calme Picton pour la côte plus bruyante de la ville de Nelson, visiblement un des pires endroits pour dégotter un emploi, parce qu’il faut le dire, les 25° sur le bord de mer d’en ce moment sont vraiment sympathiques, et attirent forcément un grand nombre de touristes de tous types, du bob-marcel-short-appareil photo au backpacker intrépide. Ce qui ne facilite pas la tâche.

Suivant le pudding au chocolat servi dans ma petite auberge de jeunesse de Picton, c’est tout naturellement que j’atterris dans le Tasman Bay Lodge, un endroit tout aussi convivial et joli que ne l’était le précédent. Et directement, je revois quelques têtes qui me sont familières. Je ne suis finalement pas le seul suivant cette direction !

Sortant du cinéma après avoir réservé une place pour « The Hobbit », film que j’ai trouvé assez génial et bien ancré dans l’univers Tolkien, je tombe par hasard sur le bûcheron suisse de la dernière fois. De suite, il me propose un tour en kayak dans l’Abel-Tasman National Park. Et évidemment, je n’ai pas réfléchi avant de dire oui.

Provisions faites, départ programmé à 7h45, en route vers le Nord.

Aux portes du parc national se trouve la petite ville de Marahau, visiblement ancrée dans les sports nautiques. On réserve, et après quelque chemin et un bref briefing sur les consignes de sécurité, les zones à éviter et autres choses à savoir, on est lâchés sur les eaux calmes et limpides du parc.

Et encore une fois, je ne le redirais sans doute jamais suffisamment, que c’est beau ! Des eaux de toutes les couleurs, mais toujours très limpides, contrastant avec des longues plages de sable fin, et de denses forêts. Un petit paradis.

Ça vaut bien Bora-Bora, non ?

Ça vaut bien Bora-Bora, non ?

Encore une fois hélas, le bûcheron suisse était apparemment expérimenté en kayak, bien plus que le Normand. Hélas, non, tout compte fait. A nombreuses reprises je le laissais faire tout le travail, et son maniement du gouvernail nous a permis de rester toujours à 5 mètres de la côte, de passer entre d’étroits rochers, et de voir bien plus de choses sans doutes que des personnes sans expérience n’auraient vu.

Longeant les rochers nous nous retrouvons sur la plage nommée « The Anchorage », où une trentaine de kayaks sont échoués. Le camping rempli de kayakistes en tous genre accueillera notre tente pour une nuit sans agitation.

Le lendemain, retour aux rames. La houle plus forte que la veille et le vent en sens contraire auront vraiment été épuisants, d’autant plus que je ne parvenais pas à trouver une place confortable dans le siège du kayak.

Mais il nous restait des choses à voir, et notamment une des colonies d’otaries peuplant les îlots sur notre chemin. Le mot colonie me semble tout de même assez exagéré. Mais en voir dans leur milieu naturel a quelque chose de magique.

Petit bain de soleil...

Petit bain de soleil…

Notre but atteint, nous revenons dans un water taxi rempli d’une quinzaine de kayaks vers notre point de départ. Une petite glace, et retour à Nelson.

Si j’avais un point noir à mettre sur cette balade, ce serait sans doute le fait que j’aie oublié mon chapeau. Pour ce genre de balade, il n’est pas seulement utile, mais indispensable, surtout en Nouvelle-Zélande. Le cuir chevelu brûlé, ça ne fait pas du bien.Mais pour le reste, cela aura été une expérience incroyable encore une fois, dans des paysages vraiment incroyables, aux couleurs magnifiques.

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