La Surat Bay et les Catlins

By 13 mars 2013Nouvelle-Zélande

Peut-être le saviez vous, peut-être non, mais avant d’aller visiter l’île Stewart, en attendant mes lunettes, j’avais, grâce (en partie) à Cédric, pris mes quartiers pour deux nuits dans le meilleur backpacker du monde, ou plus simplement le Surat Bay lodge, situé près de la baie éponyme, et de sa vie marine fourmillante.

Puis, il n’était pas une semaine passée que le lieu me manquait déjà.

Pourquoi ? La magie de ses paysages, la sympathie des managers, la faune, si impressionnante, et pourtant si fragile…

Une longue route de graviers nous mène de la petite ville d’Owaka, suivant rivières et forêts, jusqu’à une sorte de petit village planté à l’entrée d’une baie, si loin de tout qu’il en semblerait presque irréel.

Un micro-ondes comme boîte aux lettres...

Un micro-ondes comme boîte aux lettres…

Puis on arrive sur place. Accueil plus que chaleureux. Rien d’incroyable, rien de vraiment différent des autres auberges de jeunesse. Sauf une impression, quelque chose de plus profond que l’aspect de l’hostel lui-même. Une sorte de magie planant autour des lieux.

Au pied de la plage, l’exploration est donc la première étape, presque obligatoire. Une plage de sable très fin, jouant avec le vent. On avance, deux, trois, cinq minutes; avant qu’en face de nous, l’océan daigne enfin se montrer, encerclé par des collines aux falaises découpées de manière dramatique par le ressac violent et incessant des déferlantes. Et, pour compléter ce tableau magnifique, se prélassent sur la plage une colonie de lions de mer, paresseux et impressionnants animaux.

Ne pas s'approcher.

Ne pas s’approcher.

Les mâles atteignent 600kg...

Les mâles atteignent 600kg…

Et là, le décor est planté, la magie opère. On reste là, assis dans le sable, à regarder ces incroyables animaux se prélasser, ces vagues s’échouer avec fracas sur la plage, se briser sur les rocs avec une violence implacable, disparaissant en un nuage d’embruns, tandis que, porté par le vent, le sable court le long de la plage. On reste là, assis des heures durant, sans même penser, jusqu’à voir des touristes qui n’ont pas compris que la beauté du lieu réside dans le fait qu’il soit sauvage; et vont jusqu’à se mettre en danger pour avoir des meilleurs clichés des mammifères occupant la plage. Mais la magie de la Surat Bay a opéré, et voir ce genre de comportement devient alors complètement insupportable. Basculer du rêve à la réalité.

Même si la Surat Bay restera mon endroit de cœur et d’esprit, les Catlins ne se limitent pas à cette dernière. Cette région, faisant la côte de Dunedin à Invercargill, à ça de spécial qu’elle est sans doute une des dernières régions de Nouvelle-Zélande à ne pas avoir été investie par le tourisme de masse. La route principale évite cette région, pour le plus grand bien de la faune et de la flore locale. C’est un enchaînement de collines, finissant dans la mer en impressionnantes sculptures rocheuses ou en interminables langues de sable, entrecoupées de magnifiques chutes d’eau au beau milieu d’une forêt plus dense encore que celle de la West Coast.

Si petites et pourtant si majestueuses...

Si petites et pourtant si majestueuses…

Des vues uniques et magnifiques...

Des vues uniques et magnifiques…

Un paradis pour surfeur.

Un paradis pour surfeur.

Peu d’attractions, mais presque toutes gratuites; sans aucune action de l’homme pour les embellir, seul un chemin y conduisant. C’est exactement ce que je m’attendais à voir en Nouvelle-Zélande.

De plus, il ne faut pas le perdre de vue, la galerie du « Lost Gypsy », un homme aux airs un peu fous, qui, installé dans une sorte de bus, crée, à longueur de journée, des objets étonnants, incompréhensibles parfois; mais toujours inutiles. Un esprit totalement libre, dont les créations sont capables de faire retomber en enfance le plus bougon des aînés.Qu’il réussisse à vivre de cela reste la plus incroyable des choses autour de cette galerie.

Pas de fouillis, bazar; juste un désordre ordonné.

Pas de fouillis, bazar; juste un désordre ordonné.

Je veux quand même remercier Cédric, pour m’avoir conforté dans mon choix de la Surat, sans qui je n’aurais peut-être pas pu voir le lieu et l’incroyable magie qui s’en dégageait; et aussi Sylvianne, Christian et Valérie pour leur accueil, leurs conseils, et le fait d’avoir fait de ce lieu ce qu’il est maintenant : un paradis perdu, tout simplement.

Join the discussion 8 Commentaires

  • Cedric dit :

    Mais tu es le bienvenu.

    Superbe article en tout cas, qui fait battre mon petit coeur d’ex Kiwi fan des Catlins.

  • France et Cyril dit :

    Bonjour Sébastien !
    On tiens à te souhaiter un très bon anniversaire ! Profites bien de ta journée ,on t’embrasse bien fort !
    Quelle chance tu as de faire un si magnifique voyage .Tes photos sont superbe et tes anecdotes toujours intéressante . Tu veux devenir auteur ? Ton premier livre sera assurément un best sellers ! Je suis ta première acheteuse 🙂
    Nous continuons à te suivre de loin …………..continu de nous faire rêver !
    Happy Birthay !!!!
    France et Cyril xoxoxo

  • Cyrille Bourget dit :

    Salut sebastien, je profite de ce moment pour te souhaité un joyeux anniversaire,on pense à toi .
    Je te félicite tu est tres courageux de faire cette expérience , tous qu’on à vue sur ton cite, est merveilleux bonne continuité, amuse toi au max.
    De cyril bourget et france dube les amies du quebec

  • Charlotte dit :

    Et Hop, un nouveau petit truc griffonné dans mon carnet: Surat Bay Lodge ! Article très sympathique, merci 😉

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