Voir Tokyo et en repartir

By 24 avril 2015Japon

Une semaine.

Une semaine ? Vraiment ? Le temps est une notion étrange dans l’incroyable jungle urbaine qu’est Tokyo. Je ne pourrais pas vous expliquer cette semaine, même si je le voulais.

Pour dire les choses simplement, j’ai exploré les gros quartiers de la ville, marchant des kilomètres chaque jour, selon ma méthode du « une fois à droite, une fois à gauche », jusqu’à se perdre dans les méandres des rues. Et perdu, je l’ai été de nombreuses fois, à la recherche d’un moment fugitif, d’un regard, d’une pensée. J’ai erré sans but dans la ville pendant tout ce temps, essayant de la sentir, de la comprendre.

Ce que je peux en retenir, c’est que le nombre de facettes de cette ville semble illimité. De la ville hyper connectée d’Akihabara, au doux parc de Yoyogi, de l’incroyable alignement de bâtiments d’Otemachi d’où sortent des masses de salarymen pressés aux quartiers étranges d’Harajuku, chaque recoin, chaque rue possède une âme, une atmosphère différente. Il est souvent déroutant de débouler dans une ville remplie de gratte-ciels immenses et d’un trafic sans fin, de tourner au coin d’une rue et de se retrouver dans un parc rempli de verdure, un temple trônant au milieu, un calme incroyable prenant d’un seul coup le pas sur l’agitation continuelle de la rue.

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Le ciel pour seule limite

Tokyo, ça a aussi été des rencontres, de très bonnes rencontres, des regards, des échanges aussi difficiles qu’enrichissants, la découverte de nouvelles odeurs, ne nouveaux goûts, d’une nouvelle culture, du coût de la vie au Japon, de nouvelles façons de faire et de nouvelles perspectives, ainsi que mon premier pas vers le Nord.

Pour ceux qui se demandaient, mis à part le décalage horaire qui m’a frappé de plein fouet cette fois-ci, le tapis chauffant n’avait, effectivement, pas aidé. Je vais mieux à présent, prêt à attaquer la longue route qui me sépare de mon but.

Et peut-être ferais-je quelques autres aperçus de la ville quand j’aurais le recul suffisant pour la comparer au reste du Japon, tout cela reste encore flou dans mon esprit.

Maintenant, je dois prendre le large, tendre le pouce et aller là où le vent m’emmènera.

A une autre fois, Tokyo.

Join the discussion 2 Commentaires

  • mumu dit :

    Pas d’anecdote croustillante ? Pas de nuit passée dans un parc à cause d’une erreur dans les calculs de décalage horaire ?

    Bon, bien parce que c’est toi, on continuera à venir jeter un œil ici pour voir où tu en es, quand même.

    • Solomai dit :

      Non hélas ! Même si j’aurais pu, j’ai prévu le coup trop en avance. Mais promis, je vais tenter de me mettre dans des galères pas possibles.
      Merci ! 😀

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