Sous le Soleil Levant

By 20 avril 2015Japon

Difficile. Un mot qui décrirait parfaitement ce début de voyage.

Après un vol et une escale de huit heures sans intérêt particulier, je débarque à l’aéroport de Narita, à 18:00. Petite appréhension à l’arrivée à l’immigration : on m’avait prévenu à Paris que n’avoir ni billet de retour ni réservation d’hébergement était susceptible d’attirer les complications.

Finalement, avec juste le nom de mon hôte de Couchsurfing et quelques petits mensonges, je suis passé comme une fleur entre les mains de l’immigration japonaise. C’est à partir d’ici que tout commence à tourner.

Suivant les indications de mon hôte, je me rends à la gare de Kyōdō, de l’autre côté de la ville, pour environ 15€. Rincé, je laisse tout glisser autour de moi, regarde les gens passer, encore et encore, perdu dans les remous des turbulences de mon avions qui restaient un peu trop présents.

Un petit restau sympa, une soirée avec un ami à lui, et je vais pour me coucher sur mon tapis chauffant, hélas pas volant. Sans l’habitude, dormir là-dessus est très, très difficile, pour ne rien arranger.

C'est bon pour le dos, qu'ils disaient !

C’est bon pour le dos, qu’ils disaient !

Les jours suivants, je me rends dans divers grands noms de Tokyo, à la suite, essayant de comprendre les panneaux (sans les kanjis, ça va), de converser avec des gens, de m’en mettre plein la vue, toujours. Et à chaque fois, la fatigue revient, plus forte que jamais, me remettant presque à terre chaque soir.

Ce post est donc une sorte d’annonce : je ne réussis pas pour le moment à avoir l’esprit suffisamment clair pour comprendre toutes ces choses nouvelles qui m’entourent, et les retranscrire ici. Goûts, odeurs, langue, regards, argent, je ne pensais pas qu’il pouvait être si éprouvant de rentrer dans une nouvelle culture. Ou peut-être le tapis y est-il pour quelque chose…

Par contre, parmi tout ce que j’ai vu vivre pendant ces trois jours, deux choses m’ont laissé un souvenir vraiment très fort : le premier, c’est celui de cette petite fille Japonaise dans le métro, qui, en sortant de la rame, me regarde avec un grand sourire, et, sautillant, me crie « Bye bye, bye bye ! ». Je crois que j’ai tellement été étonné que je lui ai répondu bien trop tard…

La seconde, c’est cet homme, apparemment sans abri, sur un carrefour immense dans Shibuya. Il n’avait en tout et pour tout que deux sacs, et deux parapluies, et, pourtant, restait ici, avec un grand sourire, essayant de donner un de ses parapluies à ceux qui en avaient besoin. Je pense que le plus incroyable, c’est ce contraste terrible entre la ville riche et pressée, et cet homme presque oublié au milieu de la foule.

Les deux mondes que tout oppose.

Les deux mondes que tout oppose.

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