Une dernière pensée.

Bonjour, bonsoir internautes de tous bords.

C’est une fois de plus que je clôture ce blog, mais sur une note autrement différente que celle de la dernière fois. J’avais promis de vous parler de l’Australie, pays maintes et maintes fois loué pour sa qualité de vie, son accueil des backpackers et son sens aigu de l' »aventure » dans le sens WHV, et finalement, rien, rien, rien. Une vaste attente pour certains, le manque de motivation pour d’autres.

Mais, que s’est-il passé ?

Je vais vous relater très simplement mon voyage, et très rapidement. Je suis arrivé à Cairns un matin, chaud et beau, et, après avoir pris la navette vers le centre-ville, dont le prix m’a rappelé que j’avais quitté le Japon, suis allé me balader un instant avant de chercher un moyen d’aller vers Mareeba, ville se situant à une heure de Cairns, et réputée pour ses travaux saisonniers dans les champs, et ce en toutes saisons.

Mon bus partait dans quelques heures, le temps qu’il me fallait pour visiter un peu le centre ville. Et c’est là que je me souviens m’être dit « si ça ne s’améliore pas, je ne vais pas m’y plaire, dans ce pays ! ». Les gens, brusques, peu prévenants. La nourriture, terrible, chère. Les WHV, partout, partout.

Ensuite, je prends mon bus vers Mareeba. Arrivé sur place, je trouve ma place dans une sorte de gigantesque tente avec sofa et frigo, où je partage l’endroit avec un Italien nommé Umberto.

S’en suit un mois où j’ai tenté toutes les fermes du coin, en particulier de bananes, recherchant du boulot sur Internet, par téléphone. Rien, rien, rien. Aucune réponse. Et le calme de l’endroit commençait à me taper sur les nerfs. Comme le disent les résidents du camping, sans job, il n’y a strictement rien à faire. Je ne le supportais pas. J’ai donc cherché un lift vers Darwin, d’où j’avais très, très envie de repartir, déjà.

S’en est suivie une semaine de camping avec deux Français à travers la route, reliant les deux pays, passant quelques temps sur Magnetic Island, et faisant les rares attractions du coin. Les plantations laissaient peu à peu place à l’outback, les villes sèches aux allures de vieux Far West vibrant par moments à cause de la masse mouvante impressionnante d’un de ces Road Train, des camions faisant parfois plus de 50 mètres. La route grise, la terre rouge, les arbres jaunes, le ciel bleu. Sur des centaines, des milliers de kilomètres. Un endroit incroyable et terrifiant. J’ai d’ailleurs été très étonné de voir de rares cyclistes se lancer dans une route aussi longue et périlleuse, car trouver de l’eau est parfois un vrai problème.

Enfin, arrivé à Darwin. Mon but était de trouver, dans un premier temps, un poste de nettoyeur dans une auberge, en échange du gîte. Mais ici, après avoir écumé la dizaine de backpackers, je me suis rendu à l’évidence : les bâtiments sont trop grands, les nettoyeurs sont donc employés à plein temps. Et qui est employé à plein temps en priorité pour ce genre de travail ? Les asiatiques.

Darwin, en elle-même, est sans doute la ville qui me correspond le moins au monde. Une grande avenue bourrée de bars et d’auberges de jeunesse, un front de mer où on ne peut pas se baigner à part dans une sorte de piscine aménagée avec un filet au bout (dangereuse la baignade, en général, dans le coin !), et ensuite… Rien du tout. Rapidement, toute ma motivation à faire quelque chose s’était effondrée. Je n’avais qu’une envie, partir d’ici, et mes billets d’avion en poche m’empêchaient de partir plus loin. De toutes façons, je n’en avais pas l’envie.

J’ai alors fait la rencontre d’un sympatrique Japonais qui m’a emmené à travers le parc Kakadu, avant de partir vers l’Est où il espérait trouver un boulot en temps qu’instructeur de plongée. Le parc en lui-même est un des endroits les plus grandioses que j’ai vus durant ce voyage. De gigantesques fresques dessinées par les aborigènes de l’ancien temps, extrêmement bien conservées, ornent d’immenses rochers dépassant parfois les cent mètre, et du haut desquels il est possible de contempler la savane de l’outback Australien, sur des centaines de kilomètres à la ronde. Après de nombreuses marches, je suis rentré de mon côté, et ai fait un petit saut du côté de la Thaïlande avant de rentrer en France.

Je me dois tout de même de citer ces deux nuits à Bangkok comme très intéressantes. La ville est étrangement sympathique, quelque part entre la pauvreté extrême et la société de consommation extrême elle aussi (j’ai vu là-bas les plus grands panneaux publicitaires qu’il m’ait été donné de voir !); mais, en temps qu’amateur de street food et d’endroits étonnants, j’ai eu droit à mon lot de surprises et de bonnes rencontres. Malheureusement, deux nuits ne suffisent pas à s’imprégner du lieu ! J’y retournerais sans doute…

Maintenant, j’aimerais revenir sur l’Australie en elle-même. Pourquoi diable ai-je tant haï ce pays ? Qu’est ce qui a pu causer un retour aussi prématuré ?

J’ai réfléchi à l’assemblage de deux raisons. La première, c’est d’avoir voulu aller là-bas pour le travail avant le voyage. Je suis tombé de très haut en n’obtenant pas rapidement un travail, et le pays (du moins la partie que j’en ai visité) n’avait que très, très peu d’attrait pour moi.

La seconde, c’est d’avoir fait ce voyage à la suite du Japon. Visualisez un petit peu : au Japon, en liberté totale, dormant n’importe où, en stop du début à la fin, je suis un outsider mais en même temps quelqu’un qui fait une chose assez impressionnante, j’ai droit à une attention toute particulière. Et d’un coup, je me trouve projeté au milieu d’une culture qui n’a cure de mes exploits de voyage, et pour laquelle je ne ressens aucune attache.

Si ce voyage au Japon avait été difficile, il m’a quand même appris énormément de choses, sur moi-même et sur les autres, sur une culture que je ne connaissais pas si bien que ça, et j’ai adoré, positivement adoré ce pays magnifique, et je cherche à tous prix un moyen de retourner m’établir un temps sur Hokkaido. L’Australie à la suite, c’est une culture occidentale américaine, où être geek n’apporte pas grand chose (il faut le noter !), et que je trouve (je ne veux offenser personne) particulièrement vide.

Après, question de préférence, d’envie, de moment, je ne sais pas vers quoi me tourner. Peut-être que la Nouvelle-Zélande me suffisait en Océanie. Peut-être cet adage qui dit que le premier de ces deux pays que tu visiteras sera ton favori, l’autre, un pays similaire et moins intéressant.

Bref, je tire à nouveau un trait sur ce voyage, et je ne renouvellerai pas le domaine de ce blog. Je vais le faire revenir sur la plateforme WordPress.com, mais peut-être un jour un nouveau projet ambitieux prendra le pas ! Je vous tiendrai au courant.

De même, pour les photos de l’Australie, je vais m’efforcer des les poster sur Facebook ayant un léger problème avec mon compte Flickr !

Sur ce, faites de bons voyages, et à une prochaine fois !

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