Petit bilan de deux semaines

Deux semaines c’est quoi, franchement ? Rien ? J’ai des doutes.

Je suis arrivé en territoire kiwi il y a maintenant deux semaines, et pourtant, j’ai l’impression d’être arrivé hier, et d’avoir été ici depuis des années. Étranges sensations contradictoires ! (Même si mon porte-monnaie tend plutôt vers la seconde possibilité…)

En deux semaines, j’ai parcouru plus de 800km sur les routes, marché pendant plusieurs heures (souvent en recherchant des choses qui n’existaient pas), vu des lieux très différents, des gens très différents, des cultures très différentes…

Et déjà, je peux donner quelques impressions que j’ai eues, sur certains points, et je pourrai d’ailleurs voir par la suite si elles finiront par se confirmer.

  • La langue : ah, un point qui me plaît…! Certaines mauvaises langues disaient, en parlant de « ce pays de péquenots », que tout le monde se moquait de l’accent kiwi. (Je ne vise absoooolument personne. Personne qui d’ailleurs se reconnaîtra.) M’en moquer, non, c’est plutôt eux qui se moquent du mien; mais c’est vrai que certaines choses sont vraiment gênantes, et très loin du bon parler américain, ou du Sud de l’Angleterre. Tous les sons « i » sont remplacés par le son « eu », par exemple. Il y a bien évidemment d’autres exemples, mais celui-ci est le plus flagrant de tous, et les kiwis se moquent d’eux mêmes avec, par exemple, la devanture d’un restaurant où il était noté « fush and chups ». La compréhension est parfois très difficile, mais souvent les gens sont habitués, et ne rechignent pas à répéter, ou modifier leurs phrases si ils voient sur notre visage une expression de bouledogue sur le point d’éternuer lorsqu’ils disent quelque chose.
  • Les prix, et les magasins : pour ce qui est des magasins, le concept de concurrence ne semble pas exister ici. Il est très courant de voir par exemple deux restaurants proposant des menus presque similaires, à des prix assez différents, l’un à côté de l’autre. Des magasins de vêtements aussi, ou des boutiques de n’importe quoi. Mais souvent, pour le même contenu, en faisant 3 mètres de plus dans la rue, on peut obtenir des prix plus intéressants. Pour ce qui est des prix, certaines choses sont données, d’autres sont vraiment chères. Le principal problème de nous autres européens, c’est l’euro. Notre monnaie valant plus cher que le dollar néozélandais, on regarde souvent les prix dans les magasins en les voyant bien plus cher qu’en France. Mais certaines choses le sont vraiment : la viande, par exemple. Si on évite les offres spéciales, baissant dramatiquement les prix sur un certain nombre de produits, on peut se retrouver avec un morceau de bœuf pour la modique somme de 18$, ou 12€, environ. Le même prix qu’un camembert tiens. Mais en visant bien, et en regardant les prix, on peut avoir des bons morceaux pour environ 2-3€. Une amplitude énorme, donc. Mais je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet, je ne le connais pas suffisamment pour le moment.
  • Les routes : j’entends ici la conduite. En effet, les limites de vitesse sont respectées, le code de la route aussi… (Enfin ce type qui a fait un magnifique demi tour en plein trafic était quand même amusant). Mais je vais parler en temps que piéton. Et là, c’est très différent. Dans les grandes villes, on a, sur les feux tricolores, des boutons où appuyer, on appuie dessus, on attend, ça fait un bruit digne de Star Trek, ça passe au vert, et on traverse. En dehors des grandes villes, c’est très différent. Non seulement ce système est très peu présent, mais en plus les passages protégés eux-mêmes ont disparu. Et quand on n’est pas habitués à regarder du bon côté (quand on traverse les voitures viennent de droite…), ça en devient parfois dangereux. Les conducteurs ne laissent pas passer les piétons en dehors des passages protégés. Mais si vous retirez les passages protégés, ça devient vite difficile. Encore plus avec 15 kilos sur le dos, ça annihile vos réflexes primaires.
  • La faune et la flore : si vous comptez aller en NZ pour voir des bestioles autres que des oiseaux, vous risquez de vite vous cantonner aux zoos. Et pour cause : il n’existe aucun mammifère terrestre natif de Nouvelle-Zélande. Les seuls présents sur le territoire sont les animaux domestiques, et une poignée d’animaux sauvages se comptant sur le doigt de la main : quelques chauves-souris, un rat de Polynésie, le cerf rouge, une espèce d’opossum venue d’Australie… Je soupçonne d’ailleurs la bestiole que j’ai croisée lors de ma première nuit d’en être un. Mais si vous tapez « possum nz » sur YouTube, par exemple, vous verrez que ce ne sont pas des bestiaux appréciés. Mais pas du tout.Pour ce qui est de la flore, presque toutes les espèces sont endémiques de Nouvelle-Zélande. Ça ne se voit pas forcément au premier abord (le climat n’est pas vraiment différent du nôtre), mais certaines espèces de fougères arborescentes, ou d’autres arbres gigantesques dont le nom m’a échappé, procurent tout de même un spectacle dépaysant.

Après, j’aurais bien d’autres points à expliquer ici, mais je pense déjà en avoir mis suffisamment, et les autres ne me semblent pas aussi importants.

Pour ma part, je suis actuellement à Wellington, et son surnom de Windy Welly ne lui a pas été volé ! Où qu’on soit, il y a toujours une brise ou une énorme bourrasque venant doucement nous caresser la joue. Ce n’est définitivement pas l’endroit pour porter un chapeau, si magnifique qu’il soit…!

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