Auckland, seconde.

Après avoir cherché des choses que je ne trouvais pas, et que je ne trouve d’ailleurs toujours pas, j’ai décidé de m’éloigner de l’Auckland touristique que je décrivais dans mes premières impressions.

Et non, Auckland n’est pas une ville à touriste. Du moins, elle ne s’en donne pas l’air.

Peut-être le début du week-end change tout chez les kiwis, mais Auckland m’a parue être aujourd’hui une tout autre cité, resplendissante sous le chaud soleil d’été.

En parcourant l’artère centrale de la ville jusqu’à son sommet, la Queen Street, dont les trottoirs étaient beaucoup plus bondées que d’ordinaire, quelque chose d’étrange à attiré mon attention. Plus rien de formel, chose dont je ne m’étais pas aperçu sur le courant de la semaine, saute ici aux yeux : pas un seul uniforme scolaire, pas un costard sur la rue. Juste des habits vraiment décontractés, et des sourires partout. Vous vous direz sans doute, à juste titre, que c’est logique, vu que c’est le week-end. À cela je répondrais que c’est vraiment, mais vraiment étonnant, la différence qu’il peut y avoir entre deux jours.

Un bruit de guitare. Je m’approche. Un vieil homme assis sur un carton, alignant quelques notes. Rien de magnifique, mais, étrangement, il avait l’air heureux de faire ça, même si il ne gagnait pas d’argent. Une centaine de mètres plus loin, un couple jouant une musique un peu celtique, country. La voix de la femme était vraiment magnifique. Ils était juste là pour jouer, eux aussi. Encore plus loin dans la rue, un groupe de jeunes, avec leurs petits amplis, lançant une sorte de bouillie musicale étrange. Un bassiste chanteur jouant sur une Fender hélas branchée sur un ampli guitare, c’est à dire qu’il n’en sortait pas de son, a alors chanté « Hey Soul Sister » d’une voix magique avec un ukulélé pendant que son ami d’à côté lançait un beatbox de qualité mais hélas pas du tout sur le même rythme, et que le guitariste d’à côté lançait un solo brillant mais pas sur la gamme. Ça m’a amusé, beaucoup. En parlant un peu avec l’un deux, il m’a dit qu’ils étaient juste là pour le fun, qu’ils ne demandaient rien, qu’ils voulaient juste faire et partager la musique. Wow.

Une poignée de main chaleureuse avec ce sympathique individu, je continue ma remontée de la Queen Street. Un son attire mon attention, un magasin de musique, un vrai ! J’ai été aspiré dedans, pas pu résister. Là encore, des gens vraiment sympa, et, étonnement, des prix assez bas pour des instruments de qualité (cette basse acoustique était tout de même classe… Mais lourde. Mais classe…). Je me suis dit « et si, sur mon chemin, je n’en voyais pas d’autre ? ». Pris d’une inspiration subite, moi et mon chapeau partons au distributeur le plus proche, et allons déposer une partie de notre pécule sur le comptoir du magasin. Un harmonica, c’est léger, et c’est sympa, et ça me permettra de garder contact avec la musique qui m’est si chère.

Je remonte encore la route jusqu’à ce que je voie un gigantesque (quand je dis gigantesque, aussi grand qu’un bon gros supermarché en France) magasin de musique. J’ai évité d’y rentrer, sinon je ne pense pas que j’en serais sorti à l’heure qu’il est.
Auckland la musicale. Je ne m’attendais pas à pouvoir la nommer ainsi.

Et là, j’ai vu une facette d’Auckland très proche de Paris, le Pigalle Kiwi. Des boutiques pas très catholiques entrecoupées de restaurants, et parsemés de magasins de musique… Pittoresque, mais je ne me suis pas attardé là-bas.

Concernant mes impressions, elles sont une fois de plus envers la diversité incroyable des cultures, mais une chose est quand même étonnante, la ville n’a pas d’identité propre. Comme l’a dit Nerayen dans son blog, si on retire la flèche de fer et d’acier élancée vers le ciel qu’est la SkyCity, alors Auckland devient une ville sans intérêt direct. Pire encore, elle n’a finalement plus de nationalité. Entre les étrangers, les immigrés, les Working Holiday, les restaurants de plus de 100 nationalités différentes (c’est à peine exagéré), et les bureaux de change à chaque coin de rue (mention spéciale au sex-shop/bureau de change 2 en 1 qui aura eu le mérite de me faire rire), la ville ne semble pas ancrée dans le pays, elle ferait plutôt penser à une cité à la croisée des continents. Reste à voir si le reste de la Nouvelle-Zélande est ainsi.

Mention spéciale à la Maison Blanche, symbole émouvant de la culture Maori.

Mention spéciale à la Maison Blanche, symbole émouvant de la culture Maori.

Join the discussion 3 Commentaires

  • Corinne Defortescu dit :

    Grâce à toi, je vais voyager dans mon canapé 😉
    Je te suis au jour le jour, bon vent ….
    Corinne

  • natachaoharo dit :

    L’image que tu dessines d’Auckland me conforte dans l’idée que j’ai eu raison de commencer mon WHV à Wellington ! A croire que c’est toi qui est dans une capitale et non moi ahah.

    • solomai dit :

      Je suis arrivé à Wellington hier, j’en repart d’ailleurs demain (j’y resterais plus longtemps plus tard), et c’est en effet exactement ça ! Wellington est bien plus kiwi que ne l’est Auckland, et en ça c’est une vraie capitale. Pour ce qui est de la capitale commerciale, j’en doute plus, évidemment…
      Mais la première impression que j’ai de la windy Welly, hormis le vent, est que c’est une ville bien plus accueillante et bien plus intéressante à tous les niveaux ! Une impression bien différente que celle que m’a laissée Auckland.

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